Un millénaire de rêves

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Les Pierres du Paradis

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:53

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Balise

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:53

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De l'autre côté du mur

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:55

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Le chant des cigales

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:55

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Retour du natif

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:56

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La vie est une loterie

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:56

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La solitude de la Reine

Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:56

celui la est un peu spécial, il parle d'un autre immortel ( Ming )


Voici sa photo :


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Mille ans peuvent tout changer, y compris le paysage.
La reine Ming contemple sa capitale depuis la fenêtre du palais.
La vue panoramique ressemble à un grand livre d’histoire.

Le volcan, qui se dresse majestueusement au loin, crachait des nuages de fumée par le passé, et s’est endormi. Il y a 700 ans.

Autrefois partie intégrante de la mer, la crique fut asséchée il y a 500 ans, et devint un village pour les pêcheurs passant leur vie sur l’océan.

La rivière dessinait de larges méandres dans le paysage, mais le déluge qui fit rage il y a 300 ans, fut l’occasion d’un important aménagement fluvial : La construction d’un canal parfaitement droit. A l’endroit où la rivière serpentait autrefois, il reste maintenant un bras de rivière mort où le roseau pousse abondamment et donc les rives offrent aux gens de grandes richesses naturelles.

Même l’ancien désert rocailleux s’est transformé en un vaste jardin luxuriant grâce au projet d’irrigation mis en place il y a 200 ans.

La montagne qui était le centre religieux du peuple s’est embrasée il y a 100 ans. Autrefois recouvert d’un épais tapis de verdure et considéré comme la demeure des dieux, le pic imposant fut transformé en un amas de pierres par un feu de forêt qui sévit trois jours et trois nuit durant. Pratiquement tous ceux qui vivaient dans la forêt, les oiseaux et les autres animaux, bien sûr, mais aussi les gens, périrent dans les flammes. Les habitants du village en contrebas pleurèrent la terrible transformation de la demeure de leurs dieux, mais aujourd’hui, cent ans plus tard, la montagne est plus verte que jamais. Les habitants du village et les montagnards racontent encore l’histoire de l’incendie, mais les enfants d’aujourd’hui ont du mal à s’imaginer q’un jour, les versants luxuriants et verdoyants ont été brûlés et noircis.

Bien qu’ayant retrouvé sa luxuriance d’antan, la montagne pourrait, bien sûr, s’embraser à nouveau, que ce soit dans cent ans, deux cents ans, ou même demain. Mais même si elle devait encore brûler, les arbres repousseraient, les animaux et les insectes chassés par le feu reviendraient, et, avec le temps, la montagne se couvrirait à nouveau de verdure. C’est ainsi qu’œuvre la nature. Avec du temps, avec d’infinies périodes de temps…

Mais non.

S’étourdir à la pensée d’infinies périodes de temps est un privilège du commun des mortels, de ceux qui n’ont pas d’autre choix que de dépenser toute leur énergie à vivre dans le présent. Quelle chance ils ont de pouvoir se plonger mille ans en arrière tel un vieil homme racontant un conte de fée à un enfant : « Il était une fois, il y a très, très longtemps… » Et qu’elle chance il aurait, celui qui serait capable de raconter l’avenir de son pays semblable à un beau rêve, comme les enfants racontent leurs propres rêves d’avenir les yeux pétillant, et de transmettre ce rêve au prochain règne !

Ming se tient ainsi devant la fenêtre tous les matins. C’est pour elle un moment particulier de la journée qui lui permet de penser à la manière dont ses sujets gagnent leur vie, de guetter les signes d’intrusions de l’ennemi, et de réfléchir aux mesures qu’elle pourrait adopter.
Elle a fait ça touts les jours, sans exception. Durant les mille années qui se sont écoulées. Le pays a prospéré. Les gens ne meurent plus de faim comme c’était le cas lorsqu’elle est montée sur le trône.

Dans le futur, les historiens chanteront sûrement les louanges du règne millénaire de Ming. Gracieusement surnommée « La Reine Millénaire » et sa noble silhouette restera gravée dans les mémoires. Chérissant son souvenir, les gens cependant, mourront avant elle. Les historiens qui en font l’éloge, ne seront pas témoins de la fin de son règne, mais feront eux-mêmes partie de l’histoire. Ming est reine depuis mille années. Et le sera encore probablement les mille prochaines.

« J’espère que Sa Majesté est encore d’excellente humeur ce matin. »

Elle entend la voix derrière elle. Le regard encore fixé sur les rues de la ville en bas, Ming répond : « Vous êtes en avance aujourd’hui. »

« Pas tant que ça si sa Majesté est déjà en train d’observer la fumée qui s’échappe des chaudrons de son peuple. »

Elle n’a pas besoin de se retourner pour identifier le visage souriant derrière elle. C’est celui de Nagram, son ministre. Il a le sourire courtois et cordial. Mais elle sait que dans ces yeux plissés se cache une lueur maléfique.

« Aujourd’hui, j’accompagne sa Majesté pour l’inspection des troupes. »

« Vous ? »

« Oui, en raison d’un léger changement d’affectations aujourd’hui. »

« Vraiment ? »

« Je ne suis peut-être pas à la hauteur de cette tâche, mais je ferai de mon mieux si sa Majesté m’autorise à la servir. Je demande sa permission. »

Le dos toujours tourné à Nagram, Ming hoche la tête en silence.

Ah oui, se dit-elle en souriant amèrement. Leur plan entre en action aujourd’hui.

Ming a senti depuis longtemps que les intentions de Nagram sont mauvaises. Il a apparemment pris le commandement de certaines unités de la garde royale. Ça et là dans la ville, ses hommes font également profils bas, prêts à ouvrir le feu dès qu’il en donnera l’ordre. Ça ne fait aucun doute : aujourd’hui, jour de l’inspection officielle habituelle des troupes, c’est la journée idéale pour un coup d’État.

Lorsque Nagram sort, Ming pénètre dans son bureau et convoque Hannes, son plus ancien ministre, un véritable vétéran de la politique et son plus fidèle confident. Hannes, qui arbore une barbe très fournie, a été au service de Ming pendant plus de quarante ans.

« Votre Majesté, je crois que Nagram était ici tout à l’heure. »

« Oui, il semblerait qu’il va m’accompagner pour l’inspection des troupes. »

Elle n’a pas besoin d’en dire davantage. Caressant sa barbe épaisse, Hanne dit : « Ça signifie que leur patience a atteint ses limites. »

« Je sais », répond Ming. « Je suis sûre qu’ils sont impatients de commencer. »

« Quel idiot, ce Nagram ! Il ignore totalement que Votre Majesté l’a laissé tendre son propre piège. »

« S’il était suffisamment intelligent pour s’en rendre compte, il mettrait encore au moins deux ans pour tut préparer. »

Il aurait alors beaucoup plus de pouvoir à sa disposition. Il pourrait s’allier non seulement à la garde royale, mais aussi au corps principal de l’armée et à la police. Il pourrait conspirer avec les ennemies extérieurs et prendre des dispositions pour qu’ils envahissent le pays pendant le déroulement des cérémonies. Alors, son coup d’État réussirait probablement. Si sur le long terme il pouvait compter les riches marchands et l’intelligentsia parmi ses alliés. Il serait même en mesure d’organiser une révolution qui renverserait la monarchie.

« Voilà ce que je ferais à la place de Nagram. Si je préparais un coup d’État, je réfléchirais au moins à tout ça. »

Le sourire de Hannes ne pouvait cacher le fait que tout ce discours sur une révolution réussie le mettait mal à l’aise. « Aucun ennemi n’égale sa Majesté, sauf un…Sa Majesté elle-même ! »

Il a probablement raison, pense Ming.

Si son ennemi était immortel comme elle et voulait consacrer tout le temps nécessaire à planifier une révolution, que ce soit un siècle entier ou même deux, il en résulterait non pas une révolution, mais une guerre civile généralisée. Les humains, cependant, ont une espérance de vie limitée. C’est pour cette raison qu’ils se précipitent pour obtenir des résultats avant d’être prêts. Nagram en fait partie. S’il pouvait vivre deux cents ans (sans parler d’un millénaire), il ne serait pas en train d’essayer de prendre les armes à un tel moment charnière.

« Pourtant », dit Hannes, « Je dois admettre que Nagram a déployé ses forces avec bien plus de succès que je ne l’aurais imaginé. Qu’ai-je fait pendant tout ce temps ? j’ai terriblement honte de moi. »

« Ne vous tracassez pas pour ça, Hannes. Grâce à votre inattention, nous pourrons probablement débusquer beaucoup plus de traîtres. »

Ming glousse de satisfaction.

Mais elle ne fait pas ça par pure bravoure non plus, ils ont décidé de ne pas arrêter Nagram plus tôt et de laisser continuer librement pour saisir l’opportunité d’attraper tous les rebelles, à l’intérieur et à l’extérieur du palais.

« Oui, je sais », répond Hannes, et il continue d’expliquer le plan pour faire échouer le coup d’État. Son plan est infaillible. Les chances de réussite du coup d’État son quasiment nulles. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de procéder à une arrestation massive des unités de la garde royale qui se sont rebellées dans le palais et des partisans qui sont tapis dans la vielle, et beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts avant qu’un individu aux ambitions démesurées ne fasse surface à nouveau.

« Ce sera notre première purge en quinze ans », remarque Hannes.

« Tant que ça ? »

« Tout a fait, Votre Majesté. Cette magnifique barbe qu’est la mienne était d’un noir de jais la dernière fois. »

Hannes commandait les troupes qui firent échouer le coup d’État (il y a quinze ans. Loyal, courageux et réfléchi, il est l’officier d’État-major idéal. Il est sans aucun doute l’un des meilleurs conseillers militaires que Ming ait eu au cours d’un millénaire de règne.

« Comme je suis égoïste, Hannes, j’aurai dû vous laisser prendre votre retraite il y a des années. »

« C’est hors de question, Votre Majesté. Vous servir est ma raison de vivre. Je suis profondément honoré d’avoir cette dernière occasion de vous servir. »


C’est vrai, pas même cette admirable serviteur ne pourrait rester éternellement avec elle. Dans cinq ans, dix au plus, Hannes, comme les autres serviteurs loyaux du passé, partirait pour un repos éternel au son des canons militaires. C’est toujours comme ça. Parce qu’ils ne peuvent pas vivre éternellement, de même que les ambitieux qui se hâtent pour marquer leur époque de leur empreinte, les plus loyaux, en qui elle peut placer toute sa confiance, se donnent corps et âme pour la servir. Ils gravent leur nom dans une seule ligne de l’Histoire, puis ils quittent Ming pour l’éternité. Mais Ming, elle, continue à vivre. La jeunesse éternelle. L’Immortalité. Alors c’est ça, le rêve de l’humanité ? Aucun d’entre eux ne connaît la solitude des immortels.

Tandis que Hannes s’adresse une nouvelle fois à Ming, une note d’insistance est perceptible dans sa voix. « Concernant les troupe qui vont intercepter les rebelles…je commanderai celles à l’extérieur du palais. Ai-je permission de sa Majesté de placer les gardes à l’intérieur du palais sous les ordres de mon jeune protégé, Yan ? »

« Ah, oui, Yan… »

« Il est peut-être jeune, mais il est extrêmement compétent. Je l’ai formé attentivement. Je sais qu’il servira sa Majesté merveilleusement bien après la disparition de ce vieux soldat. Je voudrais lui donner l’occasion de se distinguer dans cette crise. »

Ming est tout à fait consciente des qualités exceptionnelles de Yan. Aussi jeune soit-il, il surpasse de loin les autres chambellans, aussi bien dans le domaine civil que dans le domaine militaire. Il est sans aucun doute le premier candidat sur la liste pour succéder à Hannes en tant que commandant en chez de Ming.

« Qu’en pense sa Majesté ? »

« D’accord, laissez-le prendre leur commandement. »

« Je remercie infiniment sa Majesté ! »

Je suis certain que Yan sera aussi profondément touché d’apprendre qu’il a gagné la confiance de sa Majesté. »

Hannes se prosterne devant elle, soulagé d’avoir obtenu la permission de Ming.

« Cependant », continue-t-il, « cela fait longtemps que sa Majesté se méfie de Nagram. »

« C’est vrai », dit-elle.

« Pendant ce temps, votre vieux soldat ignorait totalement que Nagram planifiait une rébellion. J’ai vraiment honte de l’avouer maintenant, mais il me semblait être le modèle même de la loyauté. Comment sa Majesté a-t-elle su voir qu’il était déloyal ? »

Ming se contente de lui sourire sans lui répondre.

« La même chose s’est produite lors du coup d’État il y a quinze ans », poursuit Hannes, « Nous n’avons pu faire avorter la révolte que parce que sa Majesté l’avait vue venir avant tout le monde. Comme aujourd’hui, j’avais été aveugle à la conspiration des traîtres. »

« Si vous le dites, Hannes… »

« Sa Majesté a-t-elle oublié ? »

« C’est-à-dire, c’est arrivé il y a si longtemps… »

Ming essaie d’éluder la question. Comment aurait-elle pu oublier ? Le meneur du coup d’État d’il y a quinze ans était son plus fidèle serviteur. La première fois qu’elle avait abordé le sujet avec Hanne et les autres, leur conseillant d’être sur leurs gardes vis-à-vis de cet homme, tous sans exception avaient affirmé qu’il était, de tous, le plus irréprochable. Au final, les suspicions de Ming s’étaient révélées exactes. Elle savait. Il avait beau exécuter ses ordres fidèlement, lui jurer sa loyauté chaleureusement, elle savait. Cependant, ces derniers jours, elle se demande parfois si tout cela a été bien utile.

Il n’y a pas que le paysage qui change en mille ans. Le cœur des gens aussi. Après d’innombrables réunions et séparations. Ming a réalisé à quel point la confiance et fragile et fugace. Elle se méfie désormais de ce que disent les gens. Et elle se méfie également de leurs actes. Elle sait en regardant les yeux d’une personne. C’est comme ça qu’elle devine mystérieusement et désespérément tout.

Dans les yeux de tous ceux qui voudraient nuire à ce pays brûle une lueur maléfique. On la voit en chacun d’eux : L’homme qui prépare un coup d’État, celui qui est secrètement impliqué avec les ennemis étrangers, celui qui se remplit les poches à coup de lourds impôts, l’espionne qui séduit les ministres haut placés pour arracher des secrets d’État, l’homme qui accepte d’importants pots-de-vin des marchands, avide de gloire qu’il tirera à devenir un pourvoyeur officiel du budget royal. Ce ne sont ni leurs paroles ni leurs actions qui les trahissent. Souvent, l’homme ignore même les méfaits qu’il commettra plus tard. Mais Ming le devine. Elle seule, qui a vécu mille ans. Les voix intérieures lui disent :

Fais attention à cet homme.
Ne quitte pas cette femme des yeux.

Ce n’était pas le cas lorsqu’elle était jeune. Mais elle a plusieurs fois goûté à l’expérience amère de la trahison, a tant regretté, s’est fait tant de reproches, qu’elle a appris à douter. Ming peut voir ce que nul autre ne peut : cette lueur maléfique dans les yeux. Cela lui a permis d’étouffer divers désastre dans l’œuf. Le royaume a pu prospérer car Ming a plus souvent choisi de douter que de croire. En tant que reine, c’est le meilleur cap à tenir. Cependant, c’est une manière de vivre infiniment solitaire.


Le coup d’État de Nagram échoue en un instant. Les unités rebelles de la garde royale, qui dégainent leur épée contre Ming durant l’inspection des troupes sur la place, deviennent la proie de Yan et de ses hommes qui se sont cachés dans les alentours. Entre-temps, les forces anti-rebelles, sous le commandement de Hannes, se jettent sur les partisans de Nagram qui ont été rassemblés pour ouvrir le feu sur la ville, et les arrêtent sans rencontrer la moindre résistance.

Le pauvre Nagram rampe à terre, et demande grâce. Ming lui dit seulement : « Je vous accorde le droit de mourir avec honneur. » Un soldat dépose une épée devant Nagram. Sans dire un mot, Ming fait comprendre à Nagram que l’heure est venue pour lui de s’ôter la vie. Elle tourne les talons et retourne au palais, escortée par des soldats.

Cela ferra passé l’envie a quiconque de fomenter une rébellion, pendant un temps du moins. La paix du royaume a été préservée, mais elle ne durera pas éternellement. Lorsque le coup d’État de Nagram ne sera plus qu’un souvenir, d’ici dix, vingt, voir cent ans, un autre ambitieux fera surface comme c’est arrivé tant de fois par le passé. Il est du devoir de la reine d’accepter ce cycle sans fin, de dit Ming en soupirant.

Ming debout devant la fenêtre du palais, contemple les rues de la ville en bas, lorsque Yan entre dans la pièce.

« Votre Majesté, je viens vous informer que Nagram s’est ôté la vie avec succès il y a quelques instants. »

« Ah… ? L’a-t-il fait avec dignité ? »

« Oui, Même si c’était un traître, il est mort d’une manière qui convient à un commandant. »

« Renvoyez son corps à sa famille avec toute la cérémonie qui s’impose. »

Elle se retourne et regarde Yan droit dans les yeux. Il frissonne face à son regard assassin. C’est alors qu’elle la voit, sans l’ombre d’un doute. Cette lueur maléfique brûle au fond de ses yeux l’espace d’un court instant. Alors Yan en est un aussi ? pense-t-elle en souriant amèrement. Incapable de comprendre la signification de son sourire, Yan ne trouve rien a dire.
« Merci pour tous vos efforts », lui dit Ming. Réprimant un soupir, elle se tourne à nouveau vers la fenêtre.

Au dessus d’eux, les nuages se dissipent et font place à un grand ciel bleu. La seul chose qui n’ait pas changé durant les mille dernières années est peut être le bleu de ce ciel. Et moi, qui suis la reine, se dit ming, réfléchissant sur son rôle. C’est moi qui dirige ce pays et veille à ce que les gens restent heureux. Elle fixe longuement le ciel, se redressant fièrement.

« Oh regarde, c’est la reine Ming ! »

Un petit garçon dans une allée en dessous du château reconnaît Ming et lui fait un signe de la main, très agité.

« Reine Ming ! Reine Ming ! »

Une femme, la mère du garçon à n’en pas douter, sort précipitamment et, se prosternant humblement devant Ming, se met à gronder le garçon pour son comportement impoli. Ming, cependant, lui fait un signe de la main en retour avec un sourit placide. Souriant joyeusement à cette réponse inattendue de sa Majesté la Reine, le garçon se met à sautiller, criant : « Longue vie à la reine Ming ! Longue vie à la reine Ming ! »

Ming regarde à nouveau le ciel.
Bien qu’inchangé depuis mille ans.
Le bleu du ciel pénètre plus profondément dans
Ses yeux et dans son cœur
Qu’il ne le faisait lorsqu’elle était jeune.


Dernière édition par Sorayan le Mer 24 Fév - 16:09, édité 3 fois
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Message  Sorayan le Mar 23 Fév - 16:57

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Re: Un millénaire de rêves

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